Le retour des avions supersoniques?

Grâce à la découverte de nouvelles techniques aérodynamiques, plusieurs entreprises réfléchissent à l’avion du futur… un avion supersonique, c’est-à-dire un engin capable de dépasser la vitesse du son.

Le Concorde

Ces avions, tous différents, essaient de relever des défis jusqu’alors jamais atteints par le Concorde, cet avion franco-anglais construit par sud-aviation, Airbus, BAE systems, Aérospatiale, British aerospace et British Aircraft corporation et qui vit le jour dans les années 70 et dont les vols furent arrêtés dans les années 2000. Cet avion, fleuron de l’aéronautique franco-britannique, avait deux grands défauts : il consommait une quantité importante de carburant et fut commercialisé en même temps que le monde connut une hausse du coût du pétrole. Il avait aussi le problème de créer un « double bang », bruit caractéristique et extrêmement fort causé par le passage du mur du son, ce qui entraînera l’interdiction du survol du territoire américain.

Mais aujourd’hui, le Concorde fait toujours rêver et après les cinquante ans de son premier vol d’essai (le 2 mars 1969) plusieurs entreprises se mettent dans la tête de construire un nouveau Concorde.

De nouveaux projets d’avions supersoniques

Ainsi, Boeing conçoit un avion supersonique capable de réaliser des pointes de vitesse à Mach 5 (environ 6100 km/h) réduisant ainsi le temps du trajet. Cet avion conçu en partenariat avec Aerion et se nommant le aerion as2 ne devrait pourtant pas être commercialisé avant vingt ou trente ans.

Un autre projet, le X-59 Quesst, voulant résoudre le problème du « double bang » est imaginé par la NASA (l’agence spatiale américaine) et Lockheed Martin et devrait réduire le bruit du mur du son qui est à 90 décibels à 75 décibels afin de pouvoir voler sur le territoire américain; ce projet est tout d’abord un avion expérimental.

Enfin, il y a aussi le projet de la start-up Boom qui ambitionne de réaliser des trajets Paris-New-York en 3 heures et demi en allant à 2700km/h (deux fois et demi plus rapide qu’un avion de ligne actuel). Mais tout ces projets ont un problème : ils offrent tout au plus 55 places (pour l’avion de la start-up Boom) au lieu des 100 places du Concorde ou encore seulement 12 places pour l’as2.

Alors dans le contexte actuel de réchauffement climatique, d’épuisement des ressources naturelles, ne faudrait-il pas plutôt investir dans l’aviation électrique?

Lucas et Xavier